(Vidéo) Culture: Le Dieuf Dieul de Thies ressuscité, casse la baraque en Europe

Posté par Babacar DIOUF novembre 26, 2017

Ce nouveau volume publié le label grec Teranga, témoigne au fil de cette poignée d’inédits, de l’inventivité et de la richesse des compositions du Dieuf-Dieul de Thiès, un orchestre qui à la charnière des années 70 et 80 mêlait mbalax, grooves mandingues, accents jazz, enluminures psychédéliques et réminiscences afro-cubaines.

Formé à la charnière des années 70 et 80, Le Dieuf-Dieul de Thiès incarne l’énergie d’une génération qui ne se pose pas la question de sa propre capacité à entrer dans l’histoire. Pour ces musiciens et chanteurs comme pour leur public, ils sont l’histoire, celle qui est capable de se nourrir de rencontres et d’échanges, celle qui naturellement dialogue avec le passé et invente le monde de demain.

C’est à Thiès, à 70 km à l’est de Dakar, que naît le Dieuf-Dieul autour de musiciens d’Ouza et ses Ouzettes. L’ensemble est composé du guitariste et chef d’orchestre Pape Seck, du batteur Cheikh Ndiaye, du bassiste Ibou Diallo, du guitariste rythmique Doudou Léon, des percussionnistes El Hadji Ngom et El Hadji Diouf et des chanteurs Gora Mbaye et Bassirou Sarr. À l’occasion d’une tournée en Gambie, les rejoindra pour ne plus les quitter, le chanteur Assane Camara.
« Donner et recevoir »
 
Dieuf-Dieul qui signifie en wolof « donner » et « recevoir », illustre parfaitement le propos de ces jeunes musiciens. Témoin de l’exode rural et de l’urbanisation des modes de vie, ils inventent alors des allers-retours entre tradition et modernité sur fond d’indépendance et de globalisation.

Ensemble, durant 4 ans, ils ont composé, enregistré et défendu sur scène dans toute la sous-région des chansons inspirées des thèmes traditionnels de toutes les ethnies du Sénégal, thèmes qu’ils frottent avec talent et audace aux musiques du moment (jazz, afro-cubaines ou psychédéliques). Ce deuxième volume toujours produit par Teranga Beat, le label du DJ grec Adamantios Kafetzis, réunit une nouvelle série de titres jamais publiés.

On entend au fil de ces sept plages, les tambours rebondissants du mbalax (Ariyo, Am Sa Waye), des cuivres en soli brulants (Nianky) ou en soutien rythmique énergique, des guitares agiles et sous effets qui cocottent à qui mieux mieux quand elles ne s’épanouissent pas en terres latines (Rumba Para Parejas) ou en ballades tranquilles (JirimSidi NdiayeRaki).
Le Dieuf-Dieul, groupe de scène passé par le studio, composait en toute liberté et sans contrainte de temps, comme en témoigne chacune de ces plages d’une durée de 5 à 12 minutes.
Suite à la sortie du premier volume en 2013, les trois chanteurs se sont retrouvés et ont repris du service, entourés de 6 nouveaux musiciens. A Dakar, leur retour qui n’est pas passé inaperçu, a fait la joie des clubbers de la capitale sénégalaise. Il se pourrait bien que ce regain d’intérêt leur donne des ailes et qu’ils viennent se produire en Europe prochainement. Ça sera à nous alors, de ne pas louper le coche de l’histoire Dieuf-Dieul
Aujourd’hui, Sur le scènes  en Europe le Dieuf Dieul fait parler de lui.

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